Anciens Congrès de l'A.I.R.R.

 

XXIII èmes JOURNEES D'ETUDE DE L'A.I.R.R.

Association des Infirmières et Infirmiers de Rééducation et Réadaptation 22 et 23 septembre 2005

A AMIENS

SPORT, LOISIRS ET SOINS

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Centre Hospitalier Lamalou-les-bains
XXIIème CONGRES DE L'A.I.R.R.


Association des Infirmières et Infirmiers de Rééducation et Réadaptation

 

L'interdisciplinarité en rééducation réadaptation
Concept et outils pour une meilleure prise en charge du patient

23 et 24 septembre 2004

LAMALOU LES BAINS
THEATRE MUNICIPAL

PRIX SPECIAL AUDIOVISUEL : "Carrefour en question, réponse en équipe"

Echos de la presse

SOiNS

> L’interdisciplinarité fait congrès

> SOiNS - n°690 - novembre 2004

❚ Plus de 420 professionnels représentant toutes les disciplines en rééducation-réadaptation se sont réunis pour le XXIIe congrès de l’AIRR à Lamalou-les-Bains (34).

❚ Le thème retenu, “l’interdisciplinarité”, rappelle qu’autour du patient victime d’un handicap, ce sont
des professionnels différents et complémentaires qui oeuvrent pour reconstruire son projet de vie.


Au coeur du pays des sources, dans le Parc naturel régional du Haut-Languedoc, Lamalou-les-Bains a accueilli le XXIIe congrès de l’Association des infirmières et infirmiers en rééducation et réadaptation
(AIRR) les 23 et 24 septembre derniers. Cette petite station thermale, qui depuis les années 50 est aussi un haut lieu de la rééducation fonctionnelle, n’en croyait pas ses yeux de voir autant de professionnels d’horizons différents, réunis pour réfléchir sur les concepts et les outils d’une interdisciplinarité permettant une meilleure prise en charge du patient.

Comme Monsieur Jourdain pour la prose, ces équipes vivent l’interdisciplinarité au quotidien même si, comme le soulignait l’équipe du centre Paul Coste Fleuret de Lamalou, « tout le monde en parle, certains la pratiquent, mais personne ne la maîtrise vraiment, alors qu’elle est la clé de voûte de tout système de soins impliquant plusieurs spécialités ». Face à ce constat, il faut, en effet, reconnaître que les différents acteurs avec leur spécificité ont bien du mal à s’entendre sur un langage commun. L’entrave à un réel travail interdisciplinaire résulte fréquemment d’une mauvaise communication. Trop souvent, chacun travaille en croyant connaître le métier de l’autre, alors qu’on est bien loin de sa réalité. Pourtant, il est possible de créer une dynamique d’interdisciplinarité, comme l’explique Annick Schifano, psychologue à Mulhouse, objectif qu’elle réalise à travers les formations qu’elle anime. Chaque professionnel ayant repéré les points qui l’écartent du projet de vie du patient peut redonner sens à ses actions et recentrer sa démarche de soins. Puis à plusieurs, on se retrouve pour renégocier rôle et missions. L’interdisciplinarité n’est pas une valeur en soi, elle repose sur une démarche volontaire et répond à une exigence éthique. Comme le rappelle Isabelle Vansteenkiste, enseignante à Bruxelles, « l’interdisciplinarité témoigne d’une certaine vision de l’homme, d’un humanisme qui s’inscrit bien dans l’exercice des professions, consistant à éduquer, soigner, accompagner, enseigner et apprendre ».

Cette nécessité d’une réelle interdisciplinarité au service du patient a tellement convaincu les participants que la question qui surgissait sur toutes les lèvres à la fin du congrès était : « Pourquoi ne pas devenir “l’Association interdisciplinaire en rééducation- réadaption” ? » Info ou intox ?
Réponse au prochain congrès, à Amiens, les 22 et 23 septembre 2005.

■ Bernard Goddet

 

MIDI LIBRE

>SANTE > L'AIRR réunie à Lamalou

>Objectif : améliorer le quotidien des malades

L'Association des infirmiers de rééducation et de réadaptation (AIRR) s'est clôturée en fin de semaine dernière au Théâtre de Lamalou-les- Bains. Ce rassemblement est organisé conjointement par l'AIRR et le centre Coste-Floret. Le président de cet institut, Ronald Kuhmel, est ravi : « Les participants sont au rendez-vous, les débats avancent, nous ne pouvons qu'être enthousiastes ».
Le thème de cette année : l'interdisciplinarité.
Liliane Vincent, présidente de l'association, explique : « Nous réfléchissons pour mieux travailler ensemble et pour le bénéfice du malade ». Carine Sauvagnac, organisatrice du congrès poursuit : « Nous voulons tous améliorer les conditions de travail ».

Ces journées ont regroupé près de 450 participants autour de forum, rencontre, discussions.
Cet événement rassemble des professionnels de la santé concernés par les questions de rééducation. Les rues de Lamalou étaient, pendant quelques jours, parcourues, par une foule d'infirmiers, kinés, orthopédistes, venus des quatre coins de l'Hexagone ou de Belgique. Un but : coordonner, rationaliser et harmoniser le travail d'équipe en soins infirmiers. Parmi les nombreux intervenants, les convives invités dans la cité thermale ont pu écouter Jacques Pélissier, chef de service du CHU Montpellier-Nîmes.
L'AIRR est une association de 180 membres. Elle est constituée d'aides soignants, de cadre de santé travaillant dans les centres et services de réadaptation.

Ainsi l'association se réunit chaque année en congrès pour faire avancer la cause. « Le choix d'une ville dans le sud explique peut-être la forte affluence », plaisante Liliane Vincent.

F. P.
Lyliane Vincent, Ronald Kuhmel et Karine Sauvagnac.
Photo P. S.


XXIème CONGRES DE L'A.I.R.R.


Association des Infirmières et Infirmiers de Rééducation et Réadaptation


18 et 19 septembre 2003



RESEAUX et FILIERES DE SOINS


Echos de la presse

SOiNS - n°680 - novembre 2003

Les infirmier(e)s de rééducation à l’heure des réseaux et des filières de soins

❚ Dernier maillon entre l’hôpital et le domicile, les infirmières en rééducation et réadaptation ont un positionnement stratégique dans la chaîne des soins prodigués aux patients qui arrivent dans ces services.
❚ Travailler en aval avec les autres professionnels de santé au domicile fait partie de leur mission quotidienne, la prise en charge de ces patients ne s’arrêtant pas, bien sûr, une fois leur retour dans leur lieu de vie
❚ S’intéresser au thème des réseaux et une démarche filières de soins était donc très légitime pour le XXIe Congrès de l’AIRR et très actuelle au regard des nouvelles orientations de la politique de santé.

Plus de 375 participants se sont retrouvés à Mont-de-Marsan, dans les Landes (40), les 18 et 19 septembre derniers pour le congrès annuel de l’Association des infirmières et infirmières en rééducation et réadaptation (AIRR). Au programme de ce XXIe congrès, les réseaux et filières de soins. Les réseaux sont, à la fois, «une réponse culturelle où la recherche d’information est aujourd’hui essentielle, une réponse individuelle, une réponse médicale, le réseau, coordonnant les soins et permettant une rapidité d’action, un dialogue entre les différents soignants, ainsi qu’une réponse sociale (droit à la santé pour tous) », précisait en ouverture du congrès, le Pr Michel Barat, du Chu de Bordeaux. Et J. Buestel, médecin au CH de Mont-de-Marsan, de poursuivre sur l’idée que « le réseau est un travail d’équipe, et les équipes de rééducation font un travail d’équipe et de terrain », tout en pointant, en même temps, le côté quelque peu “fourre-tout” du terme.

DE QUOI S’AGIT-IL?

Transition toute trouvée pour Marc Brémond, psychosociologue, professeur associé à l’université de Lyon 3, qui a donné à la salle les repères nécessaires pour comprendre ce que l’on entend sous le vocable de “réseau”. Il a ainsi distingué le réseau, « qui est une structure, de la filière, qui est la production d’un réseau (parler de trajectoire) » et rappelé les principaux dispositifs réglementaires associés aux réseaux de soins : « Avant 2002, le cadre législatif était confus – réseaux inter-établissements , réseaux villehôpital (art. L. 162-3-1), réseaux expérimentaux dits “réseaux Soubie”. Après la loi du 4 mars 2002 (art. L 6321-1 du code de la santé publique), il n’y a plus qu’une seule définition, avec un dispositif de financement constitué par la dotation nationale de développement des réseaux financée par le Fonds d’aide à la qualité des soins de ville (FASQSV) ». Ce fonds finance en France plus de 250 initiatives diverses (Réseau diabète, Réseau Respi Yonne Sud, Réseau Addiction Val-de-Marne…).
Pour Marc Brémond, les réseaux ont quatre perspectives majeures, à savoir : «Construire de nouvelles pratiques de coordination, consolider une dynamique de coopération, promouvoir le partage d’informations en vue de rendre compte des objectifs, et introduire une vision de santé communautaire», précisant que c’était d’ailleurs ce dernier champ qui « pousse les pouvoirs publics à faire avancer le développement des réseaux ». Au final, « ce qui est en jeu dans un réseau, c’est le développement d’une compétence collective, c’est encore la coordination par les règles et la standardisation des tâches ». C’est aussi « le passage d’un système de soins vers un autre système de soins mettant en jeu les représentations et le pouvoir, le patient devenant sujet et non objet », a-t-il ajouté.

RÉSEAUX EN RÉÉDUCATION ET RÉADAPTATION

Comment se matérialisent les réseaux ou les filières de soins en rééducation et réadaptation ?
Les formes et les actions peuvent être très diverses, comme ont pu en témoigner les communications de ce XXIe Congrès. Il peut s’agir notamment de la mise en place:

• d’un réseau de parrainage (collaboration entre usagers, bénévoles et professionnels), dont l’objectif est de permettre une entraide et un relais avant le retour à domicile des personnes handicapées, afin de favoriser au mieux leur réintégration lors de ce retour ;

• d’une équipe mobile du handicap, dont la mission est de transmettre des connaissances théoriques et techniques en matière de handicap non seulement au patient handicapé de retour à domicile, mais aussi à ses proches ou à d’autres intervenants;

• d’un accompagnement des patients handicapés et de leur famille en amont et en aval du retour à domicile qui se fait (par le biais d’un cahier de liaison, de synthèses pluridisciplinaires à domicile, de l’intégration de la famille au projet de soins) ;

• de visites à domicile, dont les objectifs sont l’amélioration de la qualité de la réinsertion par une action inscrite dans le temps, et l’évaluation de cette réintégration en terme de qualité de vie ;

• d’un accueil familial, alternative souple, à mi-chemin entre l’établissement et le maintien à domicile, qui offre un bel exemple de partenariat entre les collectivités locales et le secteur sanitaire ;

• d’une unité mobile d’évaluation et de suivi des handicaps, qui se déplace sur le lieu de vie du patient (domicile, institution) ou dans les services hospitaliers ne disposant pas d’un service de médecine physique et de réadaptation (MPR), et dont la mission est d’évaluer les besoins en rééducation et réadaptation, de conseiller et d’orienter, si besoin, vers les structures adaptées, en concertation avec les professionnels de santé et les partenaires présents sur le terrain…

UN PARTAGE NÉGOCIÉ

S’il existe des textes réglementaires pour bâtir une politique publique, avec des modalités de financement variées, les soins de réadaptation connaissent néanmoins, avec une productivité accrue et la baisse des durées de séjour demandées en court séjour, une précocité des prises en charge en soins de suite, donc un renforcement de la charge de travail. Pour y faire face, il faut donc « flexibiliser les réponses des soins de suite et créer des dispositifs alternatifs en ambulatoire, en renforçant notamment les objectifs des professions de santé libérales et en transférant les tâches et les compétences ». Le réseau peut être une réponse apportée à ce contexte de travail, en proposant « un partage négocié des tâches, des pouvoirs, et de la notoriété de tous les acteurs », a précisé Marc Brémond. «Il appartient à chacun de nous, de réfléchir à sa pratique et de rester en permanence vigilant sur sa propre ouverture à soi, aux autres, et au monde », soulignait Lyliane Vincent, présidente de l’AIRR en synthèse de ces deux journées. Au vu du récit des nombreuses expériences présentées, il semblerait que les réseaux et filières de soins peuvent certainement y contribuer, et ceci, au bénéfice de la personne soignée.

Valérie Capelle

Prix AIRR/Revues Soins 2003

Pour la quatrième année consécutive, les revues Soins se sont associées à l’AIRR pour récompenser les meilleures communications de ce XXIe congrès.
❚ Le 1er Prix a été attribué conjointement aux équipes soignantes d’Amiens (80) et de Bagnèresde- Bigorre (65) pour leur communication intitulée “Une expérience d’accueil dans les Pyrénées”. Il s’agissait du récit de cette expérience, dont l’objectif était de proposer une semaine de “vacances” à la montagne à des patients handicapés hospitalisés au sein du Chu d’Amiens. De l’élaboration du projet à son aboutissement, les deux équipes ont dû faire preuve de beaucoup d’énergie et de professionnalisme, mais le résultat a été profitable pour tous, aussi bien pour les personnes handicapées, dont le bénéfice thérapeutique fut indéniable, que pour les équipes soignantes, qui ont vécu une expérience humaine allant bien au-delà de simples échanges entre professionnels.
❚ Le 2e Prix a été attribué à Sandrine Jonniaux et Nadia Donnat, infirmières spécialistes cliniques en réadaptation aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), Suisse, pour leur communication “Étude transversale sur le positionnement des patients hémiplégiques”. Leur étude est partie d’un constat, celui d’un manque d’harmonisation dans la prise en charge des patients hémiplégiques. Ainsi, a-telle mis en évidence la nécessité d’élaborer des protocoles communs de prise en charge, de mettre en place des ateliers pratiques, d’acheter du matériel adapté et, enfin, de créer une filière de soins entre les différentes unités, afin d’optimiser la prise en charge de ces patients. Cette recherche-action a développé la collaboration interdisciplinaire et amélioré la continuité de la prise en charge dans un réseau de soins
complexes.
❚ Un Prix spécial, enfin, a été décerné à José Carlos Rodrigues, Maria Assunçao Simôes, Alice
Madeira et Anabela Santos, infirmiers spécialistes de rééducation dans le service de médecine physique et réhabilitation des Hôpitaux de l’université de Coimbra (Portugal) pour leur communication “Quelles interventions infirmières, quels appuis sociaux et communautaires, et quelles ressources domiciliaires peuvent faire face au fléau de l’handicap moteur ?”. Par le biais de leur exposé, puis au travers d’un film émouvant retraçant le quotidien de deux personnes handicapées, ils ont expliqué leur travail en réseau lors du retour à domicile des grands handicapés moteurs. Les interventions infirmières, dans ce processus, de même que les appuis sociaux et communautaires disponibles pour faire face aux difficultés à domicile, y ont ainsi été décrits.

APPEL À COMMUNICATION
• Un congrès à peine terminé, un autre s’annonce déjà … Le prochain congrès de l’AIRR se déroulera à Lamalou-les-Bains (34) les 23 et 24 septembre 2004 sur le thème : “L’interdisciplinarité en rééducation et réadaptation”.

• Dès à présent, un appel à communications est lancé. Quelques pistes de réflexion : le management interdisciplinaire; le dossier patient unique et autres outils fédérateurs ; trinômes cadres (infirmier/ergo/ kiné) ; formation interdisciplinaire ; accueil du patient, une démarche interdisciplinaire…

• Les résumés des communications devront être adressés avant le 31 décembre prochain au service de médecine physique et réadaptation, CH Paul Coste-Floret, 34240 Lamalou-les-Bains. •Contact : Karine Sauvagnac, cadre infirmier, tél. : 04 67 23 55 00. Fax : 04 67 23 56 04. E-mail : hospitalisation@wanadoo.fr

Sud Ouest
Landes Mont-de-Marsan, jeudi 18 septembre 2003, p. 4

Reconstruire une vie

François Trasbot

SANTÉ. Les infirmières de rééducation et réadaptation tiennent leur 21e congrès annuel aujourd'hui et demain à l'espace François Mitterrand

A partir de ce matin, 8 h 30, l'association des infirmières de rééducation et de réadaptation entre en congrès à l'espace François-Mitterrand.

Toutes les branches de la profession d'infirmières ne sont pas ainsi structurées, mais pour ce qui est de ce réseau de filière et de soins, cela fait 21 ans que le regroupement s'est effectué. En deux jours, les professionnels vont pouvoir échanger, écouter, et faire le point sur un secteur médical devenu primordial par les temps qui courent.

Danielle et Cathy sont infirmières de rééducation à l'hôpital Nouvielle, la structure montoise qui accueille ce genre de soins. Professionnelles aguerries, elles ont suivi l'évolution de leur métier, et considèrent que ces congrès sont d'un intérêt majeur, car le métier est appelé à évoluer encore plus.

Entre deux soins Danielle accepte d'expliquer la pratique, et l'esprit de sa tâche. « Nous sommes en fin de chaîne, nous avons affaire à des patients qui ont la plupart du temps un grand parcours derrière eux. Il s'agit soit d'accidentés de la route, du travail ou plus simplement domestiques, ou bien de personnes ayant été victimes d'un accident vasculaire cérébral. Nous constituons le dernier maillon entre l'hôpital et le domicile. C'est le moment où l'on parle de reconstruction, une reconstruction qui peut durer de quinze jours à un an, qui peut se solder par une réussite totale ou une réussite plus relative. »

Rôle spécifique. A l'hôpital, il y a des médecins, des ergothérapeutes, les kinés, les orthophonistes, et puis les infirmières et les aide-soignantes. Les infirmières ont un rôle bien spécifique, qui ne fait jamais double emploi avec les autres spécialités.

Danielle poursuit : « Un médecin voit le patient à peu près deux fois par jour. Nous, nous le voyons dix fois. Au fil du temps, nous devenons une aide physique, mais aussi un indispensable complément psychologique. Si, à une époque, on déconseillait des échanges émotionnels entre les malades et les infirmiers, cette période est aujourd'hui, heureusement, révolue. Les patients ont besoin de se sentir compris, et pourquoi pas de se sentir aimés. Il est important qu'ils comprennent que leur rétablissement est notre voeu le plus cher. Il y a une relation de confiance, de confidentialité. On ne peut pas laisser les gens dans l'isolement, nous sommes l'élément qui, justement, peut briser cet isolement. »

Dans l'histoire, les infirmières de rééducation prennent beaucoup des maux de leurs malades, et sont complètement impliquées émotionnellement dans les soins. « On a du mal à se défaire de la souffrance des autres. Parce que nous sommes l'ultime étape du soin, celle de l'espoir, nous sommes sans arrêt à nous convaincre que ça va marcher. Que celui qui a été si cruellement blessé va trouver une deuxième chance. Dans les moments de dépression, et ils arrivent forcément, le patient ne peut parler qu'aux plus proches, et les plus proches, ce sont nous, donc nous intégrons forcément leurs souffrances à un moment donné. Revers de la médaille, l'échec est plus dur à supporter. On sait qu'il faut quand même conserver une distance pour se protéger, mais par moment, on ne peut pas, on fait beaucoup de transferts, on est finalement très humains, avec nos faiblesses ».

Malgré tout, dans l'avenir, ces infirmières devraient s'investir encore plus. Elles ont constaté, qu'une fois sorti de la structure hospitalière, le patient était souvent perdu. Il se retrouvait parfois seul chez lui, ne sachant comment se débrouiller, avec ou sans prothèse, pour les tâches les plus quotidiennes. Aussi, des visites à domicile après l'hospitalisation sont-elles à l'ordre du jour. Danielle et Cathy en ont déjà effectué deux, et cela devrait aller en augmentant. Leur métier est dur, c'est parfois au détriment de leur vie de famille, mais elles n'en veulent pas d'autre : « Au bout du chemin, il y a toujours l'espoir et l'optimisme. C'est ce message que nous devons porter même dans les moments où cela ne va pas. »

Le programme. Dans la matinée, on entendra les professeurs Barat de Bordeaux et Bremond de Lyon. Ainsi que deux professeurs suisses,qui viendront parler de l'étude transversale sur le positionnement des patients hémiplégiques. Peu avant midi,ce sont des médecins d'Amiens, de Beauvais et des soignants de Brive qui précèderont les envoyés de l'hôpital universaitre de Coimbra (Portugal). L'après-midi, des Alsaciens de Mulhouse viendront se rajouter au débat. Vendredi, suite des travaux durant toute la matinée, avec notamment une expérience d'accueil dans les Pyrénées.

Illustration(s) :

Cathy et Danielle effectuent une visite de soins souriante à Juliette, une patiente d'Aire-sur-l'Adour

PHOTO MATTHIEU SARTRE

Catégorie : Actualités
Sujet(s) uniforme(s) : Maladies, traitement et prévention; Sports et loisirs
Sujet(s) - Sud Ouest : Santé; SOIN; HANDICAPE; CONGRES; INFIRMIERE; PERSONNEL; SANTE; Zone Sud-Ouest
Lieu(x) géographique(s) - Sud Ouest : Mont-de-Marsan
Taille : Moyen, 573 mots

© 2003 Sud Ouest. Tous droits réservés.


PROGRAMME




08 h 30 :
09 h 00 :



09 h 30 :



10 h 00 :

 


10 h 45 :


11 h 15 :












12 h 15 :

 

 

12 h 40 :

14 h 45 :

 

 

 

 



15 h 45 :


16 h 15 :




17 h 00 :

 

9 h 00 :

 

 

 

10 h 00 :

 

 

 

 

13 h 00 :


JEUDI 18 SEPTEMBRE 2003

Accueil des participants.
Ouverture du congrès. Discours de bienvenue.
Pr M. BARAT,
Professeur des Universités Médecin Hospitalier - CHU Bordeaux.


Conférence inaugurale
Dr M. BREMOND,
Professeur Associé - Lyon 3.

Modérateurs : CL. MATTER - Pr BARAT
Etude transversale sur le positionnement des patients hémiplégiques.
S. JONNIAUX, N. DONNAT, Hôpital universitaire Genève (Suisse).
Vous avez dit retour à la vie ordinaire ou comment usagers, bénévoles
et professionnels vivent la réintégration.
Villa Notre-Dame - Saint-Gilles-Croix-de-Vie (85).

Pause et visite des stands.


Modérateurs : I. DUCASSE - K. SAUVAGNAC
Flaccidité ou spasticité : choisir son camp…
M. CAUET, E. FIORANI, A. MILLET, B. DOUCET.
Le Service de M.P.R., le S.E.F.A.L. du C.H.U. d'Amiens (80),
le C.F.R. Saint-Lazare de Beauvais (60).
La sortie du service de Médecine Physique et Réadaptation :
conclusion, sanction ou transition ?
Equipe soignante du service de M.P.R. du Centre Hospitalier de Brive (19).
Quelles interventions infirmières, quels appuis sociaux
et communautaires et quelles ressources domiciliaires
peuvent faire face au fléau de l'handicap moteur.
JC. RODRIGUES, M.A. SIMOES, A. MADEIRA, A. SANTOS,
Hospital Da Universitad de Coïmbra (Portugal).


Présentation des différentes actions interdisciplinaires
menées par l'AIRR depuis le congrès de Granville.
C. MATTER, E.NOAL.
Compte rendu du XXe Congrès de l'A.A.S.C.I.N.
par C. MANISE.


Repas.


Modérateurs : A. PERRUSSEL, B. dussert
Le relais Handidom, un service de soins infirmiers de qualité pour
l'accompagnement du retour à domicile des personnes lourdement handicapées.
C. PROT, S. de POLI, S. AGRAM, M.E. LICHTLE, C.R.F. Mulhouse (68).
L'infirmière spécialiste Clinique en Réadaptation,
pivot dans la filière de soins du patient victime d'un AVC.
S. JONNIAUX, N. DONNAT - Hôpital universitaire Genève (Suisse).
De l'hôpital à la maison… lorsque la rééducationet réadaptation fonctionnelle
se pratiquent à domicile.
Dr B. POLLEZ, Dr S. DELATTRE, P. TEXIER, D. GUELTON,
F. VANDEMAELE, I. VERMES, N. MAISNIL, M.C. DUBRULLE. Synergie métropole lilloise Centre hospitalier de La Bassée Wavrin (59).


Pause et visite des stands.


Les V.A.D. : Les visites à domicile... Voir Au-delà... de l'hospitalisation. Equipe soignante de Médecine Physique et Réadaptation du Centre Hospitalier de Mont-de-Marsan (40).
L'accueil familial : la chaleur partagée.
M. CAZALIS, Centre hospitalier de Nogaro (32).

Fin de la Journée.

VENDREDI 19 SEPTEMBRE 2003

Modérateurs : C. MANISE, D. AZCONAGA
Une expérience d'accueil dans les Pyrénées.
Equipe soignante M.P.R. Amiens (80) M. Cauet
Equipe soignante CRF, Centre hospitalier de Bagnères-de-Bigorre (65).

Expérience d'un réseau pluri-disciplinaire, intersectoriel
de la région Picardie.
Dr A. BERCHE, D. PONTE, CRF Chaumont en Vexin (60).


Pause et visite des stands :
Une expérience de création d'une Unité Mobile d'Evaluation
et de Suivi des Handicaps.
UMESH 76 - B. MARITAUD-GRONGNET,
Centre régional de Médecine Physique et Réadaptation (76).
Mise en place du site pour la vie autonome en Gironde.
Dr LOMBARD (33).
Synthèse.
Clôture par la Présidente de l'AIRR.


Repas.


Remise du Diplôme Universitaire en Soins Infirmiers
de Rééducation et Réadaptation.
Remise des Prix de la Revue Soins.


Frais de participation

Inscription congrès
N° agrément : 41.54.01235.54

Avant le 1er juillet :
a Adhérent à titre individuel à l'A.I.R.R. 77 €
a Non adhérent 107 €

Après le 1er juillet :
a Tarif unique 138 €

A.I.R.R. CONGRèS
Mireille SPITZER
26, boulevard Clemenceau - 89100 SENS
Tél. : 03 86 65 94 31 - Fax : 03 86 64 93 27
Adresse internet de l'AIRR : www.airr.info

Comité d'organisation :
Service de Médecine Physique et Réadaptation
Centre Hospitalier - 40024 MONT-DE-MARSAN CEDEX

Isabelle DUCASSE - Cadre Infirmier
e-mail : isabelle.ducasse@mt-marsan.aquisante.fr
Tél. : 05 58 05 12 32 - Fax : 05 58 05 12 38
Christine PLANTIER - Secrétaire Médicale
e-mail : rf-secretariat@mt-marsan.aquisante.fr
Tél. : 05 58 05 12 30 - Fax : 05 58 05 12 38







XXè CONGRÈS
A I R R


Association des Infirmières de
Rééducation et Réadaptation

26 et 27 Septembre 2002

La qualité en rééducation et réadaptation fonctionnelles :


Outil de communication
Valeurs humaines
et aspects relationels



Le Normandy C.R.R.F.
en milieu marin

“La qualité en rééducation et réadaptation fonctionnelles: outil de communication valeurs humaines et aspects relationnels”

Ce congrès nous accueille au Centre de Rééducation et Réadaptation fonctionnelles en milieu marin “Le Normandy” à Granville dans la Manche.
Aujourd’hui le Normandy comporte deux secteurs d’activité:

  • l’hospitalisation à temps complet 210 lits
  • l’hospitalisation à temps partiel de jour 101 places


Il y a également la possibilité de consultations externes sur demande médicale.
Deux objectifs:

  • La rééducation fonctionnelle
  • La réadaptation à la vie socio familiale et professionnelle.


Le Normandy est un Centre de rééducation qui a la particularité d’utiliser les éléments du milieu marin au service de la Santé de l’homme(boue,algues,oligo éléments).


Engagé dans une politique d’assurance qualité, l’établissement a été certifié ISO 9002 en Janvier 2001 par l’A.N.A.E.S, l’Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation en Santé.
C’est là le thème principal du Congrès:
L’accréditation et la démarche qualité.
Au travers de la description d’initiatives mises en place dans plusieurs établissements, on voit comment s’étaille peu à peu la réflexion du soignant.

C.R.F “Villa Notre Dame”, Saint Gilles-Croix de vie
“Aujourd’hui, l’accréditation des établissements de santé, demain la certification des professionnels?”
L’accréditation est un moyen de redéfinir l’évaluation et la reconnaissance des professionnels.
Sorte d’audit interne comme il est pratiqué dans les entreprises, elle permet de redéfinir la valeur travail, de la quantifier et de l’inscrire dans une démarche de reconnaissance et de validation des compétences.
Elle permet également de mieux prendre en compte la spécificité de rééducation et réadaptation, spécificité dont la population vieillissante va avoir un besoin certain.

C.R.F.A Charleville-Mézières
“L’accréditation vue côté cadre.”
L’accréditation demande aux équipes la mise en place de différents outils de formalisation des pratiques professionnelles...Enorme travail de réflexion, d’écriture, qui demande du temps et de l’organisation.
Ecrire ce que l’on fait et faire ce que l’on écrit ne doit jamais faire oublier ce pourquoi on le fait; au delà des protocoles, des procédures, le sens des soins infirmiers, d’abord et avant tout tourné vers ce qui a du sens pour le patient, doit rester priorité.
Cette démarche ne va pas de soi; le risque est grand de tomber dans l’écriture à outrance et l’évaluation “de tout, tout le temps”.Le risque est grand d’oublier ce que l’on a déjà fait pour la qualité des soins, même si celà n’était pas clairement explicité.
Comment ne pas transformer l’équipe en super “scribouillard”, comment ne pas transformer le cadre en super “évaluateur” mais trouver la délicate alchimie entre le dire et le faire, le faire et le dire, et permettre à chacun, et avant tout au patient, de tirer bénéfice de le démarche...

C.R.F Mulhouse
“Accréditation et projet de soins en réadaptation et rééducation, même objectif ?”
Le Centre de réadaptation de Mulhouse s’est engagé dans une démarche qualité depuis 1998.
Cette démarche débouche entre autre sur l’accréditation.
Tous les 5 ans, conformément à la législation, cet établissement réécrit son projet de soin et son projet médical.
Ce qui ressort essentiellement de cette intervention est la difficulté de faire accepter des méthodes nouvelles pour l’évaluation des soins comme par exemple la remise en question permente et l’autocritique consentie pour une amélioration de la qualité des soins à apporter au patient.

C.R.R.F “Le Normandy”, Granville
“Démarche qualité: forces et réalités”
Les forces s’identifient par:

  • Un regard sur l’existant autour du patient (fonctionnement, documents)
  • Un outil de management et de communication:
    -décloisonnement des services
    -support d’intégration et de formation des nouveaux personnels
    -notion participative dans la mise en place
  • Un outil méthodologique et de cohérence:
    -gestion de dossiers (projet d’établissement, accréditation)
  • Un outil de mesure et d’amélioration continue
  • Un outil de traçabilité

Les réalités mettent en avant les difficultés que nous rencontrons sur le terrain avec l’ensemble des interlocuteurs ainsi que celles rencontrées par les interlocuteurs eux même.
Ces réalités sont liées à l’humain avec ses doutes, ses inquiétudes, ses refus, la rupture avec l’habitude, le regard des autres.
Ces inquiétudes sont accentuées par une norme difficile à comprendre qui peut aussi sembler rigide et inquisitoire par le personnel et l’encadrement.
Malgré les difficultés rencontrées, une démarche qualité est une démarche positive où chacun trouve son intérêt:

  • l’établissement avec une reconnaissance de son organisation
  • la direction et l’encadrement avec un outil de management
  • le personnel par la reconnaissance de son travail.

C.R.F “Bretegnier”, Héricourt
“Quel sens donner à la qualité en C.R.F ?”
Les critères du référentiel du manuel d’accréditation de l’A.N.A.E.S permettent d’évaluer la qualité de prise en charge des patients accueillis dans un établissement de santé.
Ce référentiel est unique, que ce soit un CHU ou un CRF, alors que les objectifs sont très différents.
Il est souvent difficile d’appliquer à la lettre les textes de référence face à la réalité du terrain qui implique plus de nuances.
Un exemple parmi d’autres souligne cette difficulté et rejoint l’intervention du CRF de Mulhouse:
Les évènements indésirables sont analysés et les mesures d’amélioration utile sont prises.
La chute d’un patient est un évènement indésirable.Si en court séjour les mesures doivent être prises pour l’éviter, l’immobilisation du patient pour risque de chute n’a pas de sens en rééducation.La notion de mise en sécurité est primordiale dans l’évaluation des experts de l’A.N.A.E.S.Cependant les activités quotidiennes des personnes en réadaptation imposent une prise de risque préparant le retour à l’autonomisation.
Quelle place laisser à cette dimension dans notre activité ?
La spécificité mérite que l’on adapte les exigences d’un référentiel à la réalité quotidienne du réapprentissage.

C.R.F “Louis Baches”, Bagnères de Bigorre
“Ces valeurs professionnelles auxquelles nous adhérons”
Manuel d’accréditation, charte du patient, projets divers (projet social, médical, d’établissement) nous orientent tous vers la prise en charge du patient dans des conditions optimales de qualité et de sécurité en veillant tout particulièrement à l’implication des Personnels.
Au delà de tout ce travail de formalisation il ne faut pas oublier le but recherché qui est commun à tous les soignants: celui de l’humanité envers le patient.
Le soin est une rencontre unique.
Du fait de la spécificité de la rééducation, les soins relationnels que nous dispensons autour de ces patients, de leur famille, de leur entourage, font de cette approche une richesse professionnelle.

C.H Brive
“L’accueil en médecine physique et réadaptation: Dimension relationnelle”
La dimension relationnelle dans la vie quotidienne d’un service de rééducation est essentielle, obligée et délicate à professionnaliser.Or elle est une part essentielle du ressenti des personnes accueillies et soignées et de leur confort quotidien.
Plusieurs points préçis permettent d’améliorer cette dimension relationnelle:

  • la conduite des procédures d’accueil du patient
  • la conduite des procédures de pré-accueil à partir des démarches qui anticipent l’arrivée du sujet dans le service
  • la Mesure de l’Indépendance Fonctionnelle (M.I.F) qui matérialise la réalité d’un changement et rend compte de la progression du patient.Elle est garante de l’attention soignante.


C.R.F de Pen Bron, laTurballe
“L’évaluation du questionnaire de sortie”
Modifié deux ans après sa première utilisation, le questionnaire de sortie s’appuie d’avantage que précédemment sur les soins, les conditions d’accueil, la restauration.
Il s’agit ici du résultat d’une étude réalisée entre Juillet 2001 et Mars 2002, sur trois services d’hospitalisation complète, recevant des patients neurologiques lourds et des patients d’origine polyvalente.


C.R.R.F “Villa Richelieu” La Rochelle
“Impact des transmissions ciblées dans la prise en charge de la douleur”
Le traitement de la douleur est un des axes principaux d’amélioration de la qualité des soins.
La mise en place de protocoles standardisés, des transmissions ciblées, la création d’un comité de lutte contre la douleur, la formation du personnel concourent à cet objectif.
Les résultats de l’étude portée sur la prise en compte du symptôme “douleur”à travers les transmissions écrites dans le dossier de soins, tendent à prouver que l’amélioration de la communication au sein de l’équipe pluridisciplinaire entraine une appréciation plus fine du symptôme “douleur” et donc une meilleure prise en charge de celui-ci.


C.H du Pays d’Aix,Aix en Provence
“La qualité:escarre zéro, une affaire d’équipe.”
L’accueil de patients à très haut risque de survenue d’escarres (cérébro-lésés, blessés médullaires) dans le service de Rééducation Fonctionnelle du Centre Hospitalier du Pays d’Aix a conduit les équipes de soins à élaborer une démarche de prévention des problèmes cutanés en s’appuyant d’une part sur leur expérience et sur les données de la littérature d’autre part.
Une pratique de soin spécifique nous est présentée au cours de cette intervention au moyen d’un support vidéo:
il s’agit de l’utilisation d’un brancard douche quotidien voire pluri quotidien qui favorise l’inspection totale du revêtement cutané, la stimulation des tissus par massages et hydrojets, et la mobilisation du patient.Cette technique originale, intégrée aux prises en charges traditionnelles de prévention d’escarres permet de tendre vers le risque zéro de survenue de problèmes cutanés.


C.R.F “Bretegnier” Héricourt
“L’interdisciplinarité au service du patient”
La prise en charge interdisciplinaire s’avère indispensable pour améliorer l’efficacité des interventions en rééducation et réadaptation.
Le Centre de Rééducation E.Bretegnier s’est investi depuis quelques années dans cette démarche de soins.
Au cours de cette intervention sont présentés les différents outils mis en place pour objectiver cette prise en charge:

  • les prévisites
  • les PIII (questionnaires ciblés)


Le Centre de Rééducation Fonctionnelle d’Héricourt nous fait part du vécu de ses expériences en matière d’amélioration du travail interdisciplinaire et en analyse les résultats.


Coimbra (Portugal)
“Compétences de l’infirmier spécialiste en rééducation dans les hôpitaux de l’Université de Coimbra”
Soumis à une réalité sanitaire différente de la nôtre au cours des années 60 suite à l’importance des guerres des colonies d’Afrique (Angola, Mozambique, Guiné), le Portugal a rapidement mis l’accent sur le domaine des soins en rééducation.
L’apparition de la spécialisation en rééducation fût une réalité à partir de 1965.
Au Portugal il existe donc une spécialité en rééducation pour les infirmiers, reconnue à part entière et intitulée:infirmier spécialiste en rééducation, qui obéit à un décret numéro 437/91 de la carrière infirmière.
Rôle de l’infirmier rééducateur:
Il est chargé de la gestion du matériel, élément de référence, il accueille les élèves en stage, se charge de l’intégration du nouveau personnel.
Ses compétences professionnelles lui attribuent le soin des patients ne pouvant se rendre au gymnase, en particulier les patients transplantés, en réanimation et ceux issues de la chirurgie cardio-pulmonaire.Il est chargé de la kinésithérapie respiratoire ainsi que des activités de vie pour les patients les plus autonomes.
L’infirmier rééducateur doit être capable de faire la gestion et l’organisation des soins, de même que d’orienter les patients en fonction de leur devenir.Il sait établir des soins rééducateurs dès le début des troubles afin d’éviter ou de minimiser les complications de la maladie.


Propara, Montpellier
“Paraforum, un projet de réseau autour du blessé médullaire”
La paraplégie n’est pas une maladie mais un nouvel état de santé, caractérisé par une fragilité accrue et un risque majoré de survenue de complications médicales.
Elles sont le plus souvent interdépendantes, et seule une approche globale et pluridisciplinaire compétente permet d’aboutir à la guérison.
La formation des professionnels de santé à la prise en charge globale au long cours des blessés médullaires est inexistante dans les facultés de médecine, embryonnaire et théorique dans les écoles paramédicales.
Projet:
Les deux moyens de lutter aujourd’hui contre cet état de fait:

  • la formation du patient lui-même
  • renforcer la relation entre l’équipe du centre de réadaptation et les professionnels libéraux

Le projet Paraforum a pour ambition de permettre aux professionnels paramédicaux ou médicaux, libéraux ou hospitaliers, amenés à suivre une personne blessée médullaire d’acquérir une compétence spécifique, de bénéficier d’un soutien d’équipe spécialisées.
Une qualité continue des soins tout au long de la filière, permettra au blessé médullaire de maintenir un état de santé optimal.
Moyens:
En construisant un réseau actif tout au long de la filière de soins, par trois moyens d’action interdépendants et complémentaires:

L’unité mobile
Accompagnement-Conseil autour du patient-Pluridisciplinaire

Un centre de formation
Formation, Information des professionnels (démonstration, information, conseil)

Une plate-forme Aides techniques
destinée à l’évaluation, la démonstration, l’information, le conseil, la conception d’aides techniques, la prévention et le traitement.


La construction progressive d’un tel réseau ville-hôpital a pour objectif principal la diffusion de la compétence médicale et paramédicale pour la prise en charge des blessés médullaires vers la ville, les hôpitaux et les cliniques.
Par une offre globale de soins plus adaptée à cette population, nous arriverons à une optimisation de la prise en charge et à une meilleure prévention des complications secondaires.


COMPTE RENDU REDIGE PAR PIERRE SAURA
JACQUES LANNES

C.H.U de Toulouse Rangueil Service de Rééduction Fonctionnelle

 

 


 

XXe congrès international des infirmiers rééducateurs à Granville

Deux journées consacrées à la qualité.

Depuis jeudi matin et jusqu'à ce soir, l'Association des infirmières de rééducation et réadaptation (AIRR) tient son XXe congrès international à Granville. Évaluation des établissements, démarches qualité, importance de la relation avec le patient... ont été au cœur de la première journée de rencontres consacrées à la qualité.

Disponibilité, discrétion, réserve, aider à avoir confiance dans l'avenir et accepter l'inacceptable mais aussi fermeté et détermination, les patients de centres de rééducation demandent beaucoup des personnels soignants qui les accompagnent. Des attentes biens comprises hier après-midi à Granville.
Jusqu'à ce soir vendredi, la salle de l'Archipel accueille le XXe congrès international de l'Association des infirmières de rééducation et réadaptation (AIRR). Près de 500 infirmiers, aides soignants, kinésithérapeutes, ergothérapeute, médecins ont fait le déplacement. C'est le centre de rééducation et de réadaptation fonctionnelles en milieu marin, Le Normandy, qui s'est chargé cette année de l'organisation. Thème retenu pour 2002 : la qualité. Une notion parfois mal comprise, qui exige adaptation et efforts de la part des équipes des centres de rééducation. Car l'accréditation des centres par l'Anaes (Agence nationale d'accréditation et d'évaluation santé) en dépend.

« Près de 3 500 établissements en France, publics et privés, ont eu l'obligation de formuler leur demande jusqu'en avril 2001. Chacun doit ensuite remplir un certain nombre de critères qualitatifs en terme de logistique, d'accueil, de qualités de soins... pour obtenir cette accréditation », explique Élisabeth Noal, infirmière générale au Normandy. Une démarche relevant de techniques de management qui peut influer notamment dans l'attributions de moyens de fonctionnement. « C'est un outil qui peut mettre à jour des dysfonctionnements et justifier certaines réorganisations pour parvenir à la qualité de service exigée. Mais l'accréditation n'est pas une simple étape. Elle doit être la motivation d'un effort permanent », explique Marc Longuet, représentant de la direction de l'Agence régionale d'hospitalisation (ARH).

Cette exigence de la qualité est ressentie quotidiennement dans les services. « Nous accueillons 210 patients dans notre établissement. Nous sommes 200 personnels soignants. Mais parfois il faut accepter l'échec, se remettre en question et passer la main s'il le faut, pour le bien du patient, explique Brigitte Brau-Noyer, surveillante chef au CRF « Louis Baches » à Bagnères-de-Bigorre. Nous commençons cet automne notre démarche d'accréditation. Cette recherche de la qualité nous amène à tenter des choses nouvelles et éviter de fonctionner dans la routine. Nous nous adaptons de toute façon car la relation avec chacun des patients est unique. » Un rappel de l'idée de service aux patients, chère aux personnels soignants, qui a été affirmée dès jeudi matin : « Les êtres humains sont bien plus que des critères, des formulations ou des évaluations. »

Pascal SIMON.

Près de 500 infirmiers, aides soignants, kinésithérapeutes, ergothérapeute, médecins, venus de toute la France et de l'étranger ont rempli la salle de l'Archipel, à Granville, pour le XXe congrès de l'Association des infirmières de rééducation et réadaptation (AIRR).

OUEST-France Edition Saint-Lô Coutances Vendredi 27 septembre 2002




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A.I.R.R. CONGRES
Mireille SPITZER
7, Place Abbé Grégoire
89100 SENS
Tel: 03 86 65 94 31 - Fax: 03 86 64 93 27


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Comité d'organisation
"Le Normandy C.R.R.F. en lieu marin"
1, rue Jules Michelet
50406 GRANVILLE Cedex

Elisabeth NOAL - Infirmière générale
Tel: 02 33 90 33 70 - Fax: 02 33 90 30 00
Claudinne Blouet - Chargée de communication
tel: 02 33 90 33 33 - Fax: 02 33 60 33 11
e.mail: normandy.medical@wanadoo.fr